TURQUIE

Samedi 29 mars 2008
La Turquie traverse actuellement une période difficile.

A mon sens, en dépit de son passage obligé par cette voie (pour avancer dans sa démocratisation), cette période sera assez déterminante pour spéculer sur l'avenir de la Turquie.

Rappelons les faits : le Procureur général de la Cour de cassation turque a déposé un recours en vue de la fermeture du parti de la majorité (parti de la justice et du développement) dirigé par Recep Tayyip Erdogan.

En vérité ces scénarios ne sont pas nouveaux en Turquie, ils deviennent même quasiment cyclique.

Rappelons qu'en 1997, le Premier ministre de l'époque Necmettin Erbakan avait été contraint de démissionner suite à un coup d'Etat militaire que l'on a qualifié de post-moderne, doublé d'une demande du Procureur Vural Savas de fermeture du parti de la prospérité.

Encore pour rappel, après la fermeture du parti de la prospérité, il a été fondé le parti de la vertu. Celui-ci a également été interdit et a donné naissance à deux partis : celui du bonheur et celui de la justice et du développement (celui dont la fermeture est en question aujourd'hui).

La requête du Procureur est truffé d'erreur sur le plan juridique, comme par exemple l'accusation du Président de la République Abdullah Gül (qui faisait partie du mouvement d'Erdogan) qui est prévu par une procédure très particulière et ne pouvant se faire par une simple requête, elle se repose uniquement sur des articles de journaux qui ontrès souvent été démentis.

La requête est mince certes, mais en Turquie parfois ce n'est pas le fond qui est important mais l'objectif voulu et ceci montre qu'aujourd'hui la justice est politisé encore plus que jamais.

Le rapporteur de la Cour constitutionnelle qui a examiné préalablement la requête pour les sages a remis un rapport incluant les modalités du refus de la requête. Il constate que la requête peut être reconnu comme insuffisante.

Lundi, la Cour constituionnelle va se réunir pour une première fois sur le dossier. J'espérais beaucoup de cette Cour qui a perdu depuis longtemps sa légitimité qu'elle ai le courage de dire le droit et cesse d'être idéologique dans ses décisions mais j'ai très vite été déçus par l'affaire des 367 qui a empêché l'élection d'Abdullah Gül et imposé des élections législatives anticipées.

Aujourd'hui, sur onze personnes on peut au moins dire que 2 seront contre la requête (le Président et un membre) mais les 9 autres sages risque de statuer idéologiquement, créant ainsi une situation de kaos en Turquie.

Parallèlement, la Grande Assemblée Nationale de Turquie essaye, tant bien que mal, de modifier la Constitution et rendre plus difficile la fermeture des partis.

Enfin, à noter que l'inculpation de plusieurs hautes personnalités, comme par exemple l'ancien recteur de l'université d'istanbul, le président du parti communiste, un journaliste d'extrême gauche, accusés d'être impliqués dans une organisation appelé ERGENEKON, responsable de plusieurs crimes politiques en Turquie, avant la demande de fermeture du parti de la justice et du développement n'est pas un hasard du calendrier.

Certains journalistes pensent que l'affaire ERGENEKON va provoquer la mort prématuré d'Erdogan, ce dernier étant déterminé à les combattre. Pendant ce temps là, la Turquie ne cesse de perdre des milliards d'euros du fait de l'instabilité politique.

Ainsi deux choix se présente : soit ça passe et la Turquie aura fait un grand pas dans son chemin de démocratisation, soit ça casse et la Turquie repartira quelques décennies en arrière!!!
Par Yilmaz Mehmet
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Dimanche 2 décembre 2007

askerler.jpg Après avoir privilégié la diplomatie, la Turquie a eu recours aux armes contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), samedi 1er décembre, en attaquant des bases des rebelles kurdes dans le nord de l'Irak. L'état-major de l'armée turque évoque une opération ciblée d'envergure limitée. Des hélicoptères ont attaqué "à l'intérieur des frontières de l'Irak" un groupe "de 50 à 60 terroristes", leur infligeant de "lourdes pertes", précise l'armée.

"Si nécessaire, d'autres éléments de l'armée interviendront dans la région" , a ajouté l'état-major turc, samedi, faisant allusion à des troupes terrestres. L'incursion a toutefois été dementie par le PKK et par des dirigeants kurdes irakiens. "Il n'y a pas d'affrontement avec l'armée turque", a assuré un responsable anonyme du PKK à l'agence AFP. Une position également défendue par le porte-parole de Massoud Barzani, un dirigeant kurde irakien. L'armée américaine à Bagdad a indiqué de son côté ne disposer "d'absolument aucune information" sur une incursion.

 
LES FORCES SPÉCIALES TURQUES SUR LE TERRITOIRE IRAKIEN
Cette opération militaire, qualifiée de "puissante" par l'état-major, a eu lieu au sud-est de la province turque de Hakkari, près de la frontière. Elle intervient au lendemain d'un discours dans lequel le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, affirmait avoir autorisé l'armée à réaliser des opérations militaires transfrontalières sans avoir à obtenir de nouvelles autorisations des dirigeants politiques. "Nous allons désormais observer et suivre le déroulement des événements", avait-t-il déclaré.
Selon un responsable militaire cité par Reuters, une centaine de membres des forces spéciales turcs ont également participé à cette opération, avant de regagner le territoire turc. La chaîne de télévision NTV croit pour sa part savoir que l'armée a utilisé des hélicoptères et des pièces d'artillerie pour mener sa première incursion en territoire étranger depuis de nombreuses années. 
OPÉRATIONS MILITAIRES SANS AUTORISATIONS POLITIQUES
Depuis que le Parlement turc a autorisé, en octobre, le gouvernement à procéder à des incursions armées dans le nord de l'Irak contre les bases du PKK, Washington, Bruxelles et Bagdad tentent d'éviter une intervention militaire qui pourrait déstabiliser le Kurdistan irakien. Le gouvernement irakien, ainsi que les autorités régionales kurdes, ont notamment promis de surveiller les mouvements du PKK sur leur territoire.
De plus, un mécanisme de coordination militaire entre la Turquie, les Etats-Unis et le commandement central américain pour lutter contre le PKK a été lancé au début du mois de novembre. Ankara dispose d'un contingent de 515 000 hommes, dont 100 000 sont toujours massés sur les 380 kilomètres de la frontière irakienne.

Source :  Le monde
Par Yilmaz Mehmet
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Jeudi 29 novembre 2007

L'Allemagne vient d'extrader deux chefs de files du PKK qui faisaient l'objet d'un bulletin rouge (avis de recherche par interpol), turkiye-almanya.jpg vivant sur son territoire, et recherché par la Turquie.

Ce geste est l'un des premiers acte concret de la part d'un pays européen à vouloir enfin coopérer avec la Turquie dans cette matière.

Cela montre également que l'Allemagne a confiance en la justice turque et approuve de facto les améliorations des conditions de justice en Turquie.

Le Premier ministre français François Fillon a également laissé entendre, lors de la visite du Président de la République Abdullah Gül à Paris, que la France contribuera en prenant des mesures pour éviter les erreurs commises dans le passé, notamment la fuite de responsables du PKK qui avaient été remis en liberté conditionnelle alors qu'ils faisaient l'objet d'une demande d'extradition par la Turquie.

On attend de voir maintenant les actions concrétes et que la France suive l'exemple de l'Allemagne...

Par Yilmaz Mehmet
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Mardi 27 novembre 2007

cankay-gul.jpg   

Abdullah Gül : «Les réformes vont être relancées»
 
Pour le Président de la République turque, le projet français d’Union méditerranéenne ne peut pas être une alternative à l’adhésion de son pays à l’Union européenne.

Venu à Paris pour promouvoir l’organisation à Izmir de l’Exposition universelle de 2015, le président Abdullah Gül répond aux questions du Figaro.
 
Malgré l’opposition du Président Sarkozy à une adhésion de la Turquie à l’Union européenne, les relations entre Paris et Ankara semblent s’améliorer. Pourquoi ?
Les relations entre la Turquie et la France sont historiques. Elles remontent à l’empire ottoman et aux débuts de la république, lorsque la France était pour nous une porte ouverte sur l’Occident. Les Français figurent parmi ceux qui connaissent le mieux le potentiel économique de la Turquie. Il y a sans doute plus de voitures Renault à Istanbul qu’à Paris. La diplomatie française apprécie le rôle de la Turquie dans la région et dans le monde. Les aléas conjoncturels ne peuvent changer des relations aussi importantes. Les soucis entre nos deux pays ne peuvent qu’être provisoires et temporaires.

 Le fait que le projet de loi pénalisant la négation du génocide arménien n’ait pas été présenté au Sénat a-t-il contribué à cette détente ?
C’est un point positif. Mais ce projet de loi est en contradiction avec les principes de la liberté auxquels la France est attachée. 

 La Turquie va construire trois centrales nucléaires. L’industrie française sera-t-elle mise à contribution ?
Pourquoi pas ? Chacun sait que la France est experte dans ce domaine. Nous avons déjà eu des contacts dans le passé.
La Commission européenne reproche à la Turquie d’avoir arrêté les réformes avec le début des négociations d’adhésion en octobre 2005...
L’année dernière a été marquée par des élections qui ont occupé notre attention tout en montrant combien la démocratie était enracinée en Turquie. Nous sommes maintenant prêts à relancer les réformes. Le Parlement et le gouvernement sont déterminés et moi-même, je suis très engagé dans ce sens. Ces réformes, nous les devons à notre peuple plus encore qu’à l’Europe. 
 
La Turquie a-t-elle perdu ses illusions par rapport à l’Europe ?
Pas du tout. Il faut voir les choses dans le long terme, au-delà des difficultés passagères. Le processus de négociation est engagé, nous poursuivrons les réformes quelle que soit l’issue et, le jour venu, je suis sûr que ceux qui sont aujourd’hui sceptiques comprendront que la Turquie a beaucoup à apporter à l’Union européenne. Il y a une perception erronée qui consiste à penser que la Turquie sera un poids pour l’UE. Au contraire, le jour où la Turquie entrera, elle le fera en agrandissant le gâteau de l’UE. Quoi qu’il en soit, la décision finale reviendra aux peuples européens.
 
L’article 301 du code pénal autorisant les poursuites pour «insultes à l’identité nationale» sera-t-il abrogé ?
Les choses vont changer bientôt. Le gouvernement et le parlement se sont prononcés très clairement.
 
Le projet d’Union méditerranéenne défendu par le président Sarkozy peut-il constituer une alternative à l’adhésion de la Turquie à l’UE ?
Les relations entre la Turquie et l’UE ont une base juridique. Les négociations sont en cours, l’objectif est défini. Il ne saurait être question que ce projet soit une alternative à notre adhésion à l’Union européenne. La Turquie est un pays méditerranéen, l’un de ceux qui ont le rivage le plus étendu. Nous participons à Euromed et au processus de Barcelone et nous nous intéressons à tout ce qui concerne la Méditerranée. Nous étudions aussi attentivement le projet proposé par M. Sarkozy.
 
Le parti pro-kurde DTP risque-t-il d’être interdit ?
Je ne peux m’immiscer dans les décisions de justice. Mais je peux vous dire que nous ne laisserons pas la lutte contre le terrorisme affaiblir les libertés démocratiques. Malgré l’existence d’un terrorisme important en Turquie, nous avons élargi le champ des libertés.
 
La Turquie a-t-elle obtenue de l’Irak et des Etats-Unis des garanties qui permettront d’éviter une opération militaire contre le PKK au Kurdistan irakien ?
La Turquie accorde une importance primordiale à l’intégrité territoriale de l’Irak et à sa stabilité. Mais en raison du chaos qui s’est installé, l’Irak du nord est devenu un paradis pour les organisations terroristes. L’Irak doit contrôler ses frontières. Non n’autoriserons pas d’incursions terroristes. Notre position a été comprise et je crois qu’il y aura des développements positifs. Nous sommes en train de tester ce processus.
 
Les tensions entre le pouvoir politique et l’armée qui étaient vives avant votre élection se sont-elles calmées ?
Il n’y a pas le moins problème. Les élections législatives et présidentielles se sont déroulées sans problème. La démocratie a été renforcée et la lutte contre le terrorisme se déroule en pleine coopération entre l’armée et le gouvernement. Je suis par ailleurs très fier que la Turquie dispose d’une armée puissante. C’est important compte tenu de la région dans laquelle nous nous trouvons et parce que nous contribuons à la paix mondiale, en Afghanistan, au Kosovo, en Afrique...
 
Que répondez-vous à ceux qui accusent votre parti, l’AKP, d’avoir un «agenda caché» et de vouloir transformer la Turquie en un État islamiste?
Depuis mon élection, j’ai été tenu de rompre mes liens avec les partis politiques. Je représente les Turcs dans leur ensemble. Mais je vous invite à considérer l’orientation récente de la Turquie, les réformes entreprises, l’intégration à l’Occident, l’ouverture de l’économie, la modernisation du pays, l’approche constructive de notre diplomatie…
 
La Turquie maintient de relations qu plus haut niveau avec l’Iran et les autres pays de la région. Redoutez-vous l’Iran ?
Nous avons le souci d’avoir de bonnes relations avec nos voisins et c’est dans ce cadre que nous avons de bonnes relations avec l’Iran. Nous avons reçu récemment les dirigeants syriens, iraniens, israéliens et bien d’autres. Cela montre que la Turquie entend avoir une approche constructive avec les pays de la région.
 
La Turquie a-t-elle joué un rôle important pour convaincre la Syrie de se rendre à la conférence d’Annapolis ?
Ceux qui suivent ces questions le savent bien…
 
Propos recueillis par Pierre Rousselin
Le Figaro
Par Yilmaz Mehmet
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Vendredi 9 novembre 2007

Le Gouvernement avait promit lors des élections qu'il entreprendrai de réformer la TC-anayasa.jpg Constitution de 1982, écrite suite au coup d'Etat militaire de 1980.

Après être élu, L'éminent professeur, membre de la commission de venise (http://www.venice.coe.int/site/main/presentation_F.asp?MenuL=F) , référence en matière constitutionnelle, avait été responsabilisé. Ce dernier a déposé son projet auprès du parti du Développement et de la Justice (AK Parti), dirigé par l'actuel Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.

Malheureusement, le travail de préparation, avant la présentation publique, est actuellement suspendu, et ce depuis plus d'un mois, du fait de l'actualité internationale et plus précisemment du problème du terrorisme.

Je me demande parfois même si l'actualité n'est pas volontairement déjoué pour éviter le débat sur ce projet.

En effet, le projet constitutionnel  a une importance considérable car il permettait d'envoyer un signal fort vers les militaires mais également vers la communauté internationale : le message étant que désormais il existe une démocratie civile en Turquie.

Il permet également de régler différents problèmes importants notamment ceux qui sont relatifs aux libertés et au fonctionnement des institutions.

Autant vous dire que j'attends avec impatience la reprise de la procédure...

Par Yilmaz Mehmet
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Mercredi 7 novembre 2007

askerler.jpg Successivement le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan et le Président de la République Abdullah Gül ont déclarés que l'opération militaire au nord de l'Irak serait exécutée.

Personnellement je suis contre cette opération pour plusieurs motivations.


La première est que cette opération n'est pas la solution miracle pour stopper les attaques meurtrières du terrorisme. En effet, il y a également des sympathisants du mouvement PKK à l'intérieur même des frontières. Ainsi, il n'est pas rare de voir, entre autre, un commercant qui exerce son métier le jour et qui soutient par plusieurs formes les terroristes la nuit.

Deuxièmement, l'opération est commandée par les militaires et n'est donc pas le fruit d'une réflexion civile. Depuis le début, avant même les dernières attaques, l'armée à toujours voulu mettre le nez en Irak. Dans la même perspective, elle voulait que la Turquie soit l'allié des Etats-Unis pour entreprendre la guerre en Irak. Or et fort heureusement, l'Assemblée Nationale turque a opposée son veto sur le texte de loi autorisant la coopération active : ce qui avait déplu aux militaires, farouche défenseurs des intérêts américains.

Troisièmement, comme les Etats-Unis, les militaires turcs risquent de s'enfoncer dans le bourbier irakien. Je ne suis pas sûr que l'opinion publique turque risque de soutenir sur le moyen ou long terme cette opération si les corps de nos militaires risquaient de revenir en Turquie par dizaine voir centaines. Une attaque meurtrière sur le sol turc serait encore plus embarassante pour les autorités après l'opération. En effet, on aura compris que cette opération n'aura servi à rien mais que pire encore elle nous aura coûté encore plus chère.

Quatrièmement, on risque d'entrer dans un conflit régional plus important. En effet, on peut imaginer que Barzani, qui est la personne à la tête des peshmergas, risque d'entrer également dans le conflit pour défendre ses terres. Dans cette hypothèse, la Turquie ne serait plus en conflit seulement avec le PKK mais également avec une armée. Pire, des bavures peuvent entraîner le retournement de situation et opposer l'armée turque à l'armée américaine.

Cinquièmement, l'opération au nord de l'Irak n'est pas une solution car il suffit que la stratégie de l'armée turque change à l'intérieur pour éviter les attaques meurtrières des terroristes du PKK. En effet, les soldats turcs qui meurent sont ceux qui, sans expérience, sont envoyés dans l'Est de la Turquie. Ces soldats, après seulement cinq mois d'entraînement, sont énvoyés sur le front. On sait que les unités spéciales sont plus efficaces. En effet, ce sont des professionnels et on sait que le PKK les craignent. Par contre, l'armée n'en fait pas usage régulièrement. Pourquoi? La question est importante mais l'armée est intouchable et on ne peut demander de rendre des comptes.

A mon sens, l'armée est le plus gros sujet tabou en Turquie.

Par Yilmaz Mehmet
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Dimanche 2 septembre 2007
On a reproché à Abdullah gül, actuel Président de la République, le voile de sa femme Hayrunnisa gül.

L'argument est que ceci va à l'encontre de la laïcité et aux valeurs républicaines et kémalistes.

Les médias français ont repris volontiers cet argument.

Mais est-ce vrai?

voici une preuve historique :
atat--rk-ve-esi.jpg
photo d'Atatürk (fondateur de la République turque) et sa femme Latife.

Comme vous pouvez le constater la femme d'Atatürk elle même était voilée.

et voici Abdullah Gül et sa femme : 
abdullah-g--l-ve-esi.jpg
Mais où est le problème?

Dans la conception que vous avez de la laïcité : autrement dit la laïcité doit garantir l'exercice des cultes et ne doit en aucun cas effacer la religion de l'espace public.

Enfin, après avoir vu les photos, quelle est selon vous la différence?
Par Yilmaz Mehmet
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Dimanche 2 septembre 2007

hala--oglu.jpg Je viens de lire un reportage très intéressant du professeur  Halaçoglu (président de l'institut de l'histoire turque) sur le site internet du quotidien turc Zaman.

Il se prononce en faveur de la création d'un institut dont la mission serait de faire des recherches sur les kurdes.

Je trouve cette proposition très intéressante car elle pourrait apporter une dimension intellectuelle quant à la politique vis à vis des kurdes.

Le professeur Halaçoglu avait déjà fait cette proposition en 1988. Cependant, il souligne que la volonté politique doit rendre effectif cette structure.

Bien qu'il est encore réitéré cette proposition auprès du Gouvernement Erdogan et que ce dernier lui ai donné le feu vert, cet institut n'a toujours pas été créé faute de loi.

Je reste optimiste sur la question et espère que le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan fera le nécessaire lors de cette nouvelle législature.

Enfin , je me réjouit sur la pétillance des débats intellectuels en Turquie et espère qu'elle fera gagner le temps perdu ; ainsi ce sujet ne sera plus un outil politique exploité par le PKK terroriste et ses représentants officiels, à la Grande Assemblée Nationale de Turquie, soit  le DTP (parti soit disant pro-kurde). 

Pour les personnes intéressées de lire le reportage (en turc)  voici le lien
http://www.zaman.com.tr/webapp-tr/haber.do?haberno=583130

Par Yilmaz Mehmet
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Samedi 1 septembre 2007

ergun-ozbudun.jpg Aujourd'hui, l'éminent professeur Ergün Özbudun, référence en matière constitutionnelle, vient de rendre un projet de Constitution civile au parti actuellement au pouvoir soit L'AKP.

Ce dernier veut profiter de son élection pour moderniser et "civiliser" la dernière Constitution de 1982 préparé juste après le coup d'Etat militaire sur ordre des généraux.

Ainsi, la Turquie va connaître un grand essor de démocratisation par la base directement.

Le professeur Özbudun rappelle que ce projet comportera aussi bien des principes forts tel que la laïcité que des références au droit européen et plus particulièrement à la Convention européenne des droits de l'homme.

la Turquie tente donc de révolutionner entièrement son système et aspire par ainsi être un leader dans la région.
turkiye-haritasi.jpg






Affaire à suivre..

Par Yilmaz Mehmet
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Vendredi 31 août 2007

g--l-cumhurbaskani.jpg 28 août 2007 ANKARA

Abdullah Gül vient d'être élu Président de la République de Turquie.

Ceci est un évènement historique en Turquie car elle marque la prédominance de la volonté du peuple par rapport aux voeux militaires.

De plus, c'est la concrétisation parfaite de l'effectivité de la jeune démocratie en Turquie.

Enfin, reconnu comme pro-européen, on attend que les négociations entre la Turquie et l'Union Européenne passent à une vitesse supérieure.

Par Yilmaz Mehmet
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