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Jeudi 24 décembre 2009 4 24 /12 /Déc /2009 21:17


abdullah gülJe ne sais pas s'il s'agit du premier Président de la République Turque à le faire, mais je note aujourd'hui un message, la veille de noël, du Président actuel, Abdullah Gül, envers les Chrétiens vivant sur le sol turc.

Pour les turcophones : "Hıristiyan vatandaşlarımız ve tüm Hıristiyan alemi bugünden itibaren Noel Bayramlarını idrak edeceklerdir. Bu vesileyle, Hıristiyanlığın tüm geleneklerinden vatandaşlarımızın Noel Bayramlarını en samimi duygularımla kutluyor, mutluluk, huzur, esenlik ve başarı temennilerimi ifade ediyorum. Camilerin, kiliselerin ve havraların yan yana varlıklarını ahenk içinde sürdürdükleri, birçok inanışa evsahipliği yapan Anadolu toprakları, asırlar boyunca farklı kültür ve dini inançlara sahip insanları dostluk, kardeşlik, içten sevgi ve birlik hisleri etrafında kaynaştırmıştır. Tüm vatandaşlarımız, tarihin en güç dönemlerinde dahi barış, hoşgörü, karşılıklı saygı ve anlayış gibi ilke ve değerleri daima yücelten milletimizin eşit ve şerefli fertleridir. Millet hayatının her türlü tecellisinde, hak ve ödevlerde, nimet ve külfetlerde ortak olmuşlardır. Bu düşüncelerle, Noel Bayramının temsil ettiği sevinç ve kardeşliği Hıristiyanlığın tüm geleneklerine mensup vatandaşlarımızla paylaşıyor, mutluluk, huzur, esenlik ve başarı temennilerimi yineliyorum"

Traduction (résumée) pour les autres : "nos compatriotes chrétien et le monde chrétien vont fêter noël à partir d'aujourd"hui. A cette ocasion, je leur souhaite très chaleureusement un joyeux noël. Nos terres qui ont accueilli pendant des siècles différentes civilisations et qui permettent aujourd'hui la coexistence de mosquées, églises et synagogues ont toujours permis de vivre en paix, en fraternité et dans le respect mutuel. Tous nos ressortissants sont égaux et ont vécus le même destin. Le noël symbolisant la joie et la fraternité, je partage ce moment avec tous mes compatriotes chrétiens et j'espère qu'il vous apporte du bonheur de la réussite et de la paix"

Je m'associe à ces propos pour vous fêter un joyeux noël...

Par Yilmaz Mehmet - Publié dans : TURQUIE
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Lundi 13 juillet 2009 1 13 /07 /Juil /2009 22:01

Porteurs du discours de la haine anti-musulmans : vous êtes responsables de la mort de Marwa

Porteurs du discours de la haine anti-musulmans : vous êtes responsables de la mort de MarwaMarwa Sherbini, 32 ans, pharmacienne égyptienne vivant en Allemagne, maman du petit Mustapha (4 ans) et enceinte de trois mois, a connu une mort atroce : dix-huit coups de couteau lui ont été portés par un homme dans une salle du tribunal de Dresde, le 1er juillet dernier, devant les juges qui statuaient, en appel, sur le différend qui opposait la victime à son bourreau. Mais qu’a-t-elle fait à cet homme pour qu’il la massacre ainsi ?

Elle était musulmane, pire encore une musulmane qui portait le foulard et ne se laissait pas insultée ! De toute évidence, Marwa Sherbini, 32 ans, a dépassé toutes les limites pour cet Allemand d’origine russe qui déversa sur elle tout d’abord ses insultes puis la massacra à coups de poignard !

L’histoire remonte à huit mois, Marwa accompagnant son fils à une aire de jeux pour enfants, dans la ville de Dresde. Voyant son petit s’impatienter devant une balançoire à deux places occupée depuis un long moment par une petite fille accompagné d’un homme de type européen, Marwa demanda à ce dernier s’il ne voyait pas d’inconvénients à laisser le petit garçon partager la balançoire avec la fillette.

Elle ne savait pas qu’elle venait de déclencher le processus de son assassinat. En effet, l’homme allemand, d’origine russe, lui répondit par un bouquet d’insultes sentant l’islamophobie et le racisme à cent lieues, allant d’« islamiste » à « terroriste » … et lui arracha son foulard, qu’il ne supportait pas, bien sûr.

Refusant de se faire humiliée et agressée de cette manière, Marwa porta plainte contre lui et obtint un jugement en sa faveur, condamnant l’agresseur à lui verser des dommages et intérêts à hauteur de 750 euros.

Ce jugement a été certainement considéré comme un affront pour cet homme convaincu par sa supériorité et aveuglé par sa haine raciste envers Marwa ; il fit appel et la victime se retrouva de nouveau face à son bourreau devant les juges. Le 1er juillet, pendant que Marwa répondait aux questions du juge, il se rua vers elle et lui assena dix-huit coups de poignard. Son époux, assistant à la scène, s’empressa de la défendre et de la protéger contre ce fou furieux : il reçut à son tour plusieurs coups de couteau. La police vint – avec plusieurs minutes de retard – et tira sur « l’agresseur », pardon !, sur le mari défendant sa femme !

Il faut les comprendre, ils croyaient qu’il était l’agresseur ! C’est logique, n’est-il pas « homme musulman » donc « naturellement violent » !


Le seul tort : être musulmane

Le résultat ? Une jeune femme, jeune maman enceinte de trois mois de son deuxième enfant, une ancienne sportive, autrefois membre de l’équipe nationale égyptienne de handball féminin, plusieurs fois médaillée en Égypte, une jeune épouse qui a mis sa carrière entre parenthèses pour accompagner son époux en Allemagne pour quelques années, afin qu’il finisse ses études doctorales, décède sur place, dans la salle d’audience, sous les coups d’un raciste, un islamophobe rongé par sa haine de l’autre et conforté dans ses sentiments haineux par le discours anti-musulmans ambiant .

L’époux, blessé par le bourreau de sa femme et par les forces de police – censées protéger la victime et certainement aveuglées par leurs préjugés racistes, puisque ayant supposé qu’il était l’agresseur –, est hospitalisé dans un état critique.

Un petit garçon qui a perdu sa maman et son petit frère ou sœur et qui risque de perdre son père.

Une communauté musulmane bouleversée par le meurtre d’une jeune femme, dont le seul tort était d’être musulmane et de ne pas se laisser maltraitée par une brute de raciste.


Et plusieurs questions auxquelles les autorités allemandes de Dresde doivent répondre : comment un homme ayant proféré des paroles racistes et commis des actes violents peut-il entrer au tribunal menu d’un poignard sans être contrôlé ? Comment une femme se trouvant dans un sanctuaire de justice – le tribunal – peut-elle subir dix-huit coups de couteau sous les yeux des juges et de la police sans être secourue à temps ? Pourquoi un policier – voire plus – tire sur l’époux de la victime au lieu de cibler son agresseur ?

Hier, la ville d’Alexandrie, d’où est originaire Marwa est sortie dans la rue en nombre pour accompagner leur enfant à sa dernière demeure. La tristesse n’avait d’égale que la colère et la consternation. Cette jeune femme décrite comme « martyre » a réuni autour de son cercueil tout le monde, citoyens égyptiens, représentants du gouvernement et des partis de l’opposition, y compris les Frères musulmans, tous éplorés par l’assassinat du sourire de Marwa.

Marwa, que Dieu t’accueille dans sa miséricorde et qu’il aide les tiens à supporter la douleur, cette brute raciste n’effacera jamais ton sourire de nos mémoires.

Nous devons tous demander que justice doit être faite, et nous adressons aux disséminateurs du discours de la haine et de l’islamophobie, qu’ils se drapent de l’habit politique, intellectuel ou autre : vous êtes responsables de la mort de Marwa !


Mehrézia Labidi-Maiza est coordinatrice du réseau Femmes croyantes pour la paix
Source : http://www.saphirnews.com/Porteurs-du-discours-de-la-haine-anti-musulmans-vous-etes-responsables-de-la-mort-de-Marwa_a10365.html

Par Yilmaz Mehmet - Publié dans : Religions
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Samedi 29 mars 2008 6 29 /03 /Mars /2008 11:48
La Turquie traverse actuellement une période difficile.

A mon sens, en dépit de son passage obligé par cette voie (pour avancer dans sa démocratisation), cette période sera assez déterminante pour spéculer sur l'avenir de la Turquie.

Rappelons les faits : le Procureur général de la Cour de cassation turque a déposé un recours en vue de la fermeture du parti de la majorité (parti de la justice et du développement) dirigé par Recep Tayyip Erdogan.

En vérité ces scénarios ne sont pas nouveaux en Turquie, ils deviennent même quasiment cyclique.

Rappelons qu'en 1997, le Premier ministre de l'époque Necmettin Erbakan avait été contraint de démissionner suite à un coup d'Etat militaire que l'on a qualifié de post-moderne, doublé d'une demande du Procureur Vural Savas de fermeture du parti de la prospérité.

Encore pour rappel, après la fermeture du parti de la prospérité, il a été fondé le parti de la vertu. Celui-ci a également été interdit et a donné naissance à deux partis : celui du bonheur et celui de la justice et du développement (celui dont la fermeture est en question aujourd'hui).

La requête du Procureur est truffé d'erreur sur le plan juridique, comme par exemple l'accusation du Président de la République Abdullah Gül (qui faisait partie du mouvement d'Erdogan) qui est prévu par une procédure très particulière et ne pouvant se faire par une simple requête, elle se repose uniquement sur des articles de journaux qui ontrès souvent été démentis.

La requête est mince certes, mais en Turquie parfois ce n'est pas le fond qui est important mais l'objectif voulu et ceci montre qu'aujourd'hui la justice est politisé encore plus que jamais.

Le rapporteur de la Cour constitutionnelle qui a examiné préalablement la requête pour les sages a remis un rapport incluant les modalités du refus de la requête. Il constate que la requête peut être reconnu comme insuffisante.

Lundi, la Cour constituionnelle va se réunir pour une première fois sur le dossier. J'espérais beaucoup de cette Cour qui a perdu depuis longtemps sa légitimité qu'elle ai le courage de dire le droit et cesse d'être idéologique dans ses décisions mais j'ai très vite été déçus par l'affaire des 367 qui a empêché l'élection d'Abdullah Gül et imposé des élections législatives anticipées.

Aujourd'hui, sur onze personnes on peut au moins dire que 2 seront contre la requête (le Président et un membre) mais les 9 autres sages risque de statuer idéologiquement, créant ainsi une situation de kaos en Turquie.

Parallèlement, la Grande Assemblée Nationale de Turquie essaye, tant bien que mal, de modifier la Constitution et rendre plus difficile la fermeture des partis.

Enfin, à noter que l'inculpation de plusieurs hautes personnalités, comme par exemple l'ancien recteur de l'université d'istanbul, le président du parti communiste, un journaliste d'extrême gauche, accusés d'être impliqués dans une organisation appelé ERGENEKON, responsable de plusieurs crimes politiques en Turquie, avant la demande de fermeture du parti de la justice et du développement n'est pas un hasard du calendrier.

Certains journalistes pensent que l'affaire ERGENEKON va provoquer la mort prématuré d'Erdogan, ce dernier étant déterminé à les combattre. Pendant ce temps là, la Turquie ne cesse de perdre des milliards d'euros du fait de l'instabilité politique.

Ainsi deux choix se présente : soit ça passe et la Turquie aura fait un grand pas dans son chemin de démocratisation, soit ça casse et la Turquie repartira quelques décennies en arrière!!!
Par Yilmaz Mehmet - Publié dans : TURQUIE
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Vendredi 21 mars 2008 5 21 /03 /Mars /2008 21:29

Suite à une campagne municipale très intense, je n'ai pas trouvé le temps d'écrire sur mon blog.

Pourtant ce ne sont pas les occasions qui ont manquées..

En effet, la campagne municipale, l'actualité chaude en Turquie, la conjoncture nationale sont des sujets parmis d'autres qui m'ont stimulé à écrire..

Je reviendrais sûrement sur ces sujets, mais avant cela je me consacre un temps de pause : pour souffler un peu..

Je pense que j'ai mérité de petites vacances..

Au plaisir de re-échanger...

Par Yilmaz Mehmet
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Mardi 18 décembre 2007 2 18 /12 /Déc /2007 11:18

En France, la liberté d'expression est un argument, reflet de l'effectivité de la démocratie, mis en avant inlassablement et qui fait notre fierté.

Cependant, dans ce même pays peut-on parler de tout et n'importe quoi? La vidéo que vous pouvez visionner va peut être vous étonner mais en tout cas vous fixer sur la vérité et la réalité.

 





Je maintiens mon opinion : je suis pour la liberté de l'expression mais contre tous types d'insultes liées aux religions, aux races et aux différentes cultures. Je considère que toutes ces choses sont des provocations gratuites.

On peut et on doit pouvoir parler sur tous les sujets mais cela ne nous donne pas le droit d'insulter une personne qui est différente de nous.

Par Yilmaz Mehmet - Publié dans : France
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Samedi 8 décembre 2007 6 08 /12 /Déc /2007 15:55

point-d-interrogation.jpg Les pays de l'Union européenne se sont encore disputés vendredi soir sur la Turquie, un sujet récurrent de polémique, lors des travaux de préparation de la réunion lundi des ministres des Affaires étrangères, selon plusieurs diplomates européens.

Les représentants des 27 essayaient de finaliser un texte résumant les progrès réalisés par les pays qui s'inscrivent dans la stratégie d'élargissement de l'UE - qu'ils soient déjà officiellement candidats à une adhésion comme la Turquie ou la Croatie, ou moins avancés comme la Serbie, la Bosnie-Herzégovine, la Macédoine ou l'Albanie.
Dans une première version du texte, le Portugal, président en exercice de l'UE, rappelait que cette stratégie avait pour objectif l'adhésion de ces pays à l'UE.
Mais pour la France - dont le président Nicolas Sarkozy estime que la Turquie n'a "pas sa place" dans l'UE - ce rappel était inacceptable, ont indiqué plusieurs sources diplomatiques.
Le Portugal est revenu avec un texte abandonnant cette référence. Mais cette fois c'est la Suède, particulièrement favorable à l'élargissement qui s'en est offensée, avec le soutien notamment des Britanniques.
A défaut de souligner l'objectif d'adhésion, la Suède souhaitait que le mot "adhésion" apparaisse via une référence aux "conférences d'adhésion" prévues avec la Turquie et la Croatie avant fin décembre.
Ces conférences, qui nécessitent l'accord unanime des 27, permettent l'ouverture progressive des 35 chapitres thématiques qui jalonnent le difficile processus d'adhésion.
Mais la France a refusé le terme de "conférence d'adhésion".
Sans vouloir bloquer l'ouverture prévue de deux nouveaux chapitres avec la Turquie d'ici fin décembre, elle a expliqué qu'elle n'accepterait que l'appellation "conférence intergouvernementale".
Dans les deux camps, on déplorait qu'une fois de plus une discussion autour de la Turquie ait tourné au bras-de-fer, tout en reprochant à l'autre d'en être responsable...
Une source diplomatique a cependant souligné que cette dispute était à replacer dans son contexte: la recherche d'un "équilibre" dans la préparation des textes qui seront soumis à l'approbation des dirigeants européens au sommet du 14 décembre à Bruxelles.
Les chefs d'Etat et de gouvernement devraient entre autres lancer un "groupe de réflexion" sur l'avenir de l'Europe à l'horizon 2020-2030, une idée avancée par M. Sarkozy qui voulait précisément qu'on y débatte d'une éventuelle entrée de la Turquie dans l'UE.
Devant les réserves de nombreux responsables européens, le mandat de ce groupe a été élargi, pour aborder non seulement l'avenir d'une région européenne "plus large" mais aussi le modèle économique européen, le réchauffement climatique ou la lutte anti-terroriste.
Vu le désaccord vendredi, le texte sur l'élargissement devrait être à nouveau débattu lundi par les ministres des Affaires étrangères.
Faute de compromis, l'ouverture des chapitres avec la Turquie, voire avec la Croatie, pourrait être repoussée à 2008.

Source : AFP
Par Yilmaz Mehmet - Publié dans : International
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Samedi 8 décembre 2007 6 08 /12 /Déc /2007 11:54

J'ai suivi avec grand intérêt une émission hier soir sur France 3 intitulée "des hommes de coeur", réalisé par Morad Aït-Habbouche et Hervé Corbière. Même si elle était diffusé tard dans la nuit, j'ai énormément apprécié son contenu.

L'émission portait sur la vie de deux cardiologues d'origine immigrée. 

L'un Mohamed Ghannem, chef de service à la fondation Léopold-Bellan et responsable de l'unité de cardiologie interventionnelle à l'hôpital de Gonesse. Tunisien d'origine, il a obtenu son BAC dans son pays puis est venu poursuivre ses études en France à la faculté de médecine. Aujourd'hui il est professeur et a derrière lui plus de 30 ans de service. Décoré de la légion d'honneur par Jean Pierre Raffarin, Premier ministre de l'époque, en janvier 2005, aujourd'hui c'est un spécialiste reconnu. Son sourire permanent est le mirroir et la preuve de son grand coeur. Très sympathique, modeste, il illumine son entourage avec son énergie positive. Enfin, sa reconnaissance à la France mais également son combat pour les jeunes d'aujourd'hui, pour qu'ils aient les mêmes chances que lui, sont tout à son honneur. Sa spécialité consiste à déboucher les artères qui vont au coeur. Plus que cela, avec son hyperactivité, il arrive même à déboucher les artères spirituelles des personnes qui ont des préjugés vis à vis des immigrés. 

L'autre Salem Kacet, également professeur reconnu internationnalement, d'origine algérienne, est venu à l'age de 8 ans en France. Alors qu'il ne parlais pas du tout le français, il mise sur le travail à l'école. Le succès, récompense de son travail, lui vient après être devenu pédiatre, puis cardiologue pour enfant puis cardiologue pour adulte. Il est aujourd'hui chef de service Cardiologie A et Rythmologie au Centre Hospitalier Régional Universitaire de Lille. Il devient un moment maire-adjoint à la ville de Roubaix, puis se présente aux élections législatives, sous l'emblème de l'UMP, mais sans succès. Mis à part sa très grande compétence, sa modestie et sa reconnaissanceà la France, ainsi que son rappel en toute fierté de son point de départ sont a souligner. Enfin, son investissement pour les jeunes issus de l'immigration est à applaudir.

Ces deux cardiologues fonde ensemble l'amicale des médecins d'origine maghrébine en France. http://www.amomf.com/index.htm

Je salue l'initiative de France 3 a vouloir enfin changer le cap des émissions sur les étrangers. En effet, plutôt que de voir en boucle la situation des étrangers qui ont des difficultés d'intégration, il faut également mettre en lumière ceux qui ont réussis, et Dieu sait qu'il y en a, pour fixer des objectifs et montrer aux communautés étrangères qu'ils peuvent également réussir...

(à gauche Mohammed Ghannem et à droite Salem kacet)

 

pour voir quelques extraits : 
http://programmes.france3.fr/documentaires/index-fr.php?id_article=73&page=documentaires-archives-articles-detailles3
Par Yilmaz Mehmet - Publié dans : France
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Mardi 4 décembre 2007 2 04 /12 /Déc /2007 18:34

karim-boudjema.jpg Avec cette assurance tranquille des gens à qui la vie a toujours souri, Karim Boudjema s’apprête à livrer son premier combat politique. Choisi par l’UMP pour mener la liste d’opposition aux municipales rennaises, ce chirurgien de renom a franchi le pas de l’engagement public sans passer par le militantisme partisan. Ni de droite ni de gauche ? Plutôt un peu des deux...

Brillant parcours que celui de Karim Boudjema, l’enfant d’Algérie aujourd’hui mondialement reconnu comme l’inventeur de la greffe auxiliaire du foie. En l’évoquant, il ne joue ni les faux modestes pétris d’une humilité de façade, ni les auto-célébrants du génie de la réussite.

S’il laisse parfois transparaître sa grande fierté d’avoir su jalonner de succès un itinéraire peu commun, il en partage toujours le mérite avec ceux qui l’ont poussé devant eux ou emmené dans leur sillage.
«J’ai eu la chance de rencontrer sur mon chemin des hommes qui m’ont fait avancer, humainement et intellectuellement », lance-t-il.
L’enfant de Didjelli
D’abord, la famille. « Je suis né ans la petite ville de Didjelli, le port de commerce du liège », raconte-t-il. «Mon grand-père, ouvrier dans une petite fabrique de bouchons, avait gravi les échelons pour devenir responsable de l’export ».
Rien ne prédisposait ses enfants à suivre des études supérieures, un privilège rare dans l’Algérie des années 40.
Pourtant Hadid, le petit dernier d’une fratrie de dix, va y parvenir. "Mon père était bon élève. Il a été remarqué par son instituteur qui a tout fait pour qu’il poursuive ses études ». Il part à Paris en faculté de médecine et c’est là, à l’université, qu’il fera la connaissance d’une jeune Française, étudiante en pharmacie, qui deviendra son épouse.
Diplômes en poche, tous deux s’installent à Constantine où ils exerceront chacun leur métier, elle pharmacien et lui généraliste.
Leurs garçons reproduiront le modèle : tous trois sont partis étudier en France, tous trois sont aujourd’hui médecins. Mais aucun n’est revenu exercer en Algérie.
C’était pourtant le projet de Karim.
«J’ai choisi de faire mon internat de chirurgie à Strasbourg, parce que l’université est jumelée avec la faculté de médecine de Constantine>, se souvient-il. « Mais la vie en a décidé autrement : j’ai rencontré mon épouse à Paris. Devant la fac, comme mon père ».
L’homme des greffes auxiliaires
Au CHU de Strasbourg, le jeune chirurgien est emporté dans le tourbillon d’une spécialité en pleine révolution, celle des greffes d’organes.
«J’ai vécu intensément ces années fabuleuses : je passais ma vie à l’hôpital, il fallait avancer, encaisser les échecs cuisants, des successions d’échecs jusqu’à ce jour extraordinaire où ça a marché ".
C’était en 1993. Karim Boudjema tentait une opération inédite sur une enfant de quatre ans atteinte d’une hépatite virale. La petite s’en est sortie : son sauveur venait d’inventer la greffe auxiliaire du foie. « Elle consiste à greffer la moitié d’un foie sain sur une partie du foie du malade, qui elle-même redevient saine au bout de quelques mois », explique le praticien.
«On enlève ensuite la partie greffée, et l’organe se reconstitue ». Cette première mondiale vaut à Karim Boudjema de publier son expérience dans The Lancet, la revue scientifique de référence dans le monde médical. Devenu une sommité internationale, il enchaîne les conférences à travers le monde, où les plus prestigieux établissements s’arrachent « l’homme des greffes auxiliaires ».
Les hommes, la ville et l’opportunité…
À la faveur d’une conférence à Rennes, Karim Boudjema rencontre l’équipe de chirurgie du CHU de Pontchaillou. Le courant passe, et le chef de service lui propose de venir en Bretagne comme adjoint et futur successeur.
Il aime la Bretagne, la ville lui plaît, les hommes aussi, et l’opportunité le tente. «À Strasbourg, il aurait fallu que j’attende des années avant qu’un tel poste soit libéré par les départs à la retraite de mes aînés », commente-t-il.
« En France, c’est comme ça que ça se passe, et c’est la meilleure façon de s’assoupir. On n’apprend qu’en se remettant en question ».
Depuis son arrivée voici neuf ans, Pontchaillou est devenu l’un des tout premiers centres de transplantation de France. Il vient de franchir, cette année, le cap de la millième greffe du foie.
C’est aussi l’année où le professeur Boudjema décide de donner une nouvelle orientation à sa vie, alors qu’il est désormais pleinement Rennais et passionnément Breton.
La gloire et le champignon
Là aussi, la greffe a pris, et le chirurgien a ajouté la reconnaissance publique à la renommée scientifique : en 1997, il sauve un Carhaisien intoxiqué par des amanites phalloïdes et se trouve propulsé au rang de célébrité régionale. C’est la popularité, les honneurs de la presse, les réceptions officielles, le palmarès des hommes qui comptent, une nouvelle vie sociale. Oui, il l’avoue, il y prend goût.
Pour l’orgueil et la gloire ? Peut-être. Mais surtout pour la découverte d’un monde qu’il ne connaissait pas : celui des gens en bonne santé. « J’avais vécu toute ma vie dans un univers de malades où règnent la souffrance et la mort, où l’on vit avec la mort des autres qui renvoie sans cesse à la sienne…
On rentre chez soi avec des soucis, on dort en y pensant, et on se réveille en se demandant : "Comment va-t-il ?" Il faut s’interroger tout le temps pour ne pas se blinder, pour trouver les réponses de l’apaisement. J’adore mon métier, mais j’envisage aujourd’hui de lever le pied sans pour autant y renoncer. Mon expérience clinique me permet de travailler très vite et j’ai plus de disponibilité que jamais, même si je veux garder l’enseignement et une journée chaque semaine pour les relations avec les malades ».
L’anti-camp
L’année de ses cinquante ans sera celle des questions, mais aussi des réponses. L’élection présidentielle l’intéresse, parce que la personnalité de Nicolas Sarkozy lui plaît et que son programme lui convient.
Est-il, pour autant, de droite ? Il répond clairement non. Bien sûr, il a sympathisé avec Loïck Le Brun, le leader UMP (ex-UDF) de l’opposition municipale. Mais il a aussi beaucoup apprécié Jean-Louis Tourenne, le président socialiste du conseil général. « J’aurais pris plaisir à travailler avec l’un et l’autre, mais ce n’était sans doute pas le moment».
Est-il centriste ? Il le revendiquerait volontiers s’il ne s’agissait pas de choisir un camp : la politique s’intéresse pour l’action, pas pour le combat. Peut-être parce qu’il en a trop souffert lorsqu’il était enfant, en 1962 en Algérie, lorsque les parents étaient la cible d’attentats des deux camps, de l’OAS comme du FLN. « Ce n’était pas facile pour un couple mixte dans ces moments de guerre. Ils soignaient les uns et les autres… »
L’existence ou l’action
Alors, quand Pierre Méhaignerie l’a sollicité pour mener la liste rennaise, lui qui n’était membre d’aucun parti et qui ne veut en
aucun cas le devenir, il s’est assez bien retrouvé dans un projet qu’il qualifie de «modéré et ouvert, à l’image de Rennes et des Bretons". Parce qu’il n’est pas d’un camp et n’est l’ennemi de personne,
il veut réussir à fédérer sur son nom et sa liste en réalisant une large ouverture vers les Rennais modérés, de gauche et de droite.
Et si possible avec le MoDem dont il se sent si proche, avec ses "valeurs morales de gauche » et sa volonté très sarkozyenne de changer les choses en gommant les blocages de la société.
Y croit-il ? « C’est un peu difficile de se frotter aux états-majors des partis politiques », reconnaît-il dans un sourire désabusé en regrettant " les ambitions d’exister », difficiles à concilier avec l’esprit d’ouverture et la volonté d’agir.


source : Le télégramme
Par Yilmaz Mehmet - Publié dans : France
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Mardi 4 décembre 2007 2 04 /12 /Déc /2007 14:22

france-alg--rie.jpg Au lendemain du discours de Nicolas Sarkozy, dans lequel le chef de l'Etat a qualifié le système colonial français en Algérie de "profondément injuste [et] contraire aux trois mots fondateurs de notre République : liberté, égalité, fraternité", le ministre de l'intérieur algérien, Yazid Zerhouni, a estimé que ces déclarations allaient "dans le bon sens" et constituaient "un progès" mais que "ce n'est pas assez quand nous plaçons ces paroles dans leur contexte".
 

"Je ne sais pas si les excuses sont nécessaires, mais utiles elles le seront toujours", a ajouté M. Zerhouni en marge de la visite que Nicolas Sarkozy doit effectuer, mardi, au site archéologique de Tipaza. Il a toutefois souligné que l'absence d'excuses "n'empêchera pas d'avoir une vision nouvelle [des] relations [entre les deux pays]". "En France comme en Algérie, nous sommes condamnés à croire à une amitié possible", a-t-il ajouté.

 
 
Lors de son arrivée pour une visite d'Etat de trois jours, lundi, M. Sarkozy s'était dit "convaincu (...) que pour bâtir un avenir meilleur, on doit au contraire regarder le passé en face". S'il a dit vouloir honorer "toutes les victimes" de la guerre d'indépendance algérienne (1954-1962) et a reconnu que "des crimes terribles ont été commis", il s'est refusé à les qualifier de "crimes de guerre" ou de "crimes contre l'humanité" alors que la polémique sur le passé colonial de la France se poursuit en Algérie.
 

"C'est le travail de mémoire que je suis venu proposer au peuple algérien"a-t-il conclu, jugeant que des historiens algériens et français devaient enquêter "ensemble" sur l'histoire tourmentée des deux pays afin que "les générations à venir puissent, de chaque côté de la Méditerranée, jeter le même regard" sur ce passé.

source : le monde
Par Yilmaz Mehmet - Publié dans : France
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Dimanche 2 décembre 2007 7 02 /12 /Déc /2007 17:13

askerler.jpg Après avoir privilégié la diplomatie, la Turquie a eu recours aux armes contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), samedi 1er décembre, en attaquant des bases des rebelles kurdes dans le nord de l'Irak. L'état-major de l'armée turque évoque une opération ciblée d'envergure limitée. Des hélicoptères ont attaqué "à l'intérieur des frontières de l'Irak" un groupe "de 50 à 60 terroristes", leur infligeant de "lourdes pertes", précise l'armée.

"Si nécessaire, d'autres éléments de l'armée interviendront dans la région" , a ajouté l'état-major turc, samedi, faisant allusion à des troupes terrestres. L'incursion a toutefois été dementie par le PKK et par des dirigeants kurdes irakiens. "Il n'y a pas d'affrontement avec l'armée turque", a assuré un responsable anonyme du PKK à l'agence AFP. Une position également défendue par le porte-parole de Massoud Barzani, un dirigeant kurde irakien. L'armée américaine à Bagdad a indiqué de son côté ne disposer "d'absolument aucune information" sur une incursion.

 
LES FORCES SPÉCIALES TURQUES SUR LE TERRITOIRE IRAKIEN
Cette opération militaire, qualifiée de "puissante" par l'état-major, a eu lieu au sud-est de la province turque de Hakkari, près de la frontière. Elle intervient au lendemain d'un discours dans lequel le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, affirmait avoir autorisé l'armée à réaliser des opérations militaires transfrontalières sans avoir à obtenir de nouvelles autorisations des dirigeants politiques. "Nous allons désormais observer et suivre le déroulement des événements", avait-t-il déclaré.
Selon un responsable militaire cité par Reuters, une centaine de membres des forces spéciales turcs ont également participé à cette opération, avant de regagner le territoire turc. La chaîne de télévision NTV croit pour sa part savoir que l'armée a utilisé des hélicoptères et des pièces d'artillerie pour mener sa première incursion en territoire étranger depuis de nombreuses années. 
OPÉRATIONS MILITAIRES SANS AUTORISATIONS POLITIQUES
Depuis que le Parlement turc a autorisé, en octobre, le gouvernement à procéder à des incursions armées dans le nord de l'Irak contre les bases du PKK, Washington, Bruxelles et Bagdad tentent d'éviter une intervention militaire qui pourrait déstabiliser le Kurdistan irakien. Le gouvernement irakien, ainsi que les autorités régionales kurdes, ont notamment promis de surveiller les mouvements du PKK sur leur territoire.
De plus, un mécanisme de coordination militaire entre la Turquie, les Etats-Unis et le commandement central américain pour lutter contre le PKK a été lancé au début du mois de novembre. Ankara dispose d'un contingent de 515 000 hommes, dont 100 000 sont toujours massés sur les 380 kilomètres de la frontière irakienne.

Source :  Le monde
Par Yilmaz Mehmet - Publié dans : TURQUIE
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