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Porteurs du discours de la haine anti-musulmans : vous êtes responsables de la mort de Marwa
Marwa Sherbini, 32 ans, pharmacienne égyptienne vivant en Allemagne, maman du
petit Mustapha (4 ans) et enceinte de trois mois, a connu une mort atroce : dix-huit coups de couteau lui ont été portés par un homme dans une salle du tribunal de Dresde, le 1er juillet dernier,
devant les juges qui statuaient, en appel, sur le différend qui opposait la victime à son bourreau. Mais qu’a-t-elle fait à cet homme pour qu’il la massacre ainsi ?
Elle était musulmane, pire encore une musulmane qui portait le foulard et ne se laissait pas insultée ! De toute évidence, Marwa Sherbini, 32 ans, a dépassé toutes les limites pour cet Allemand
d’origine russe qui déversa sur elle tout d’abord ses insultes puis la massacra à coups de poignard !
L’histoire remonte à huit mois, Marwa accompagnant son fils à une aire de jeux pour enfants, dans la ville de Dresde. Voyant son petit s’impatienter devant une balançoire à deux places occupée
depuis un long moment par une petite fille accompagné d’un homme de type européen, Marwa demanda à ce dernier s’il ne voyait pas d’inconvénients à laisser le petit garçon partager la balançoire
avec la fillette.
Elle ne savait pas qu’elle venait de déclencher le processus de son assassinat. En effet, l’homme allemand, d’origine russe, lui répondit par un bouquet d’insultes sentant l’islamophobie et le
racisme à cent lieues, allant d’« islamiste » à « terroriste » … et lui arracha son foulard, qu’il ne supportait
pas, bien sûr.
Refusant de se faire humiliée et agressée de cette manière, Marwa porta plainte contre lui et obtint un jugement en sa faveur, condamnant l’agresseur à lui verser des dommages et intérêts à
hauteur de 750 euros.
Ce jugement a été certainement considéré comme un affront pour cet homme convaincu par sa supériorité et aveuglé par sa haine raciste envers Marwa ; il fit appel et la victime se retrouva de
nouveau face à son bourreau devant les juges. Le 1er juillet, pendant que Marwa répondait aux questions du juge, il se rua vers elle et lui assena dix-huit coups de poignard. Son époux, assistant
à la scène, s’empressa de la défendre et de la protéger contre ce fou furieux : il reçut à son tour plusieurs coups de couteau. La police vint – avec plusieurs minutes de retard – et tira sur «
l’agresseur », pardon !, sur le mari défendant sa femme !
Il faut les comprendre, ils croyaient qu’il était l’agresseur ! C’est logique, n’est-il pas « homme musulman » donc « naturellement violent » !
Et plusieurs questions auxquelles les autorités allemandes de Dresde doivent répondre : comment un homme ayant proféré des paroles racistes et commis des actes violents peut-il entrer au tribunal
menu d’un poignard sans être contrôlé ? Comment une femme se trouvant dans un sanctuaire de justice – le tribunal – peut-elle subir dix-huit coups de couteau sous les yeux des juges et de la
police sans être secourue à temps ? Pourquoi un policier – voire plus – tire sur l’époux de la victime au lieu de cibler son agresseur ?
Hier, la ville d’Alexandrie, d’où est originaire Marwa est sortie dans la rue en nombre pour accompagner leur enfant à sa dernière demeure. La tristesse n’avait d’égale que la colère et la
consternation. Cette jeune femme décrite comme « martyre » a réuni autour de son cercueil tout le monde, citoyens égyptiens, représentants du gouvernement et des partis de l’opposition, y compris
les Frères musulmans, tous éplorés par l’assassinat du sourire de Marwa.
Marwa, que Dieu t’accueille dans sa miséricorde et qu’il aide les tiens à supporter la douleur, cette brute raciste n’effacera jamais ton sourire de nos mémoires.
Nous devons tous demander que justice doit être faite, et nous adressons aux disséminateurs du discours de la haine et de l’islamophobie, qu’ils se drapent de l’habit politique, intellectuel ou
autre : vous êtes responsables de la mort de Marwa !
Mehrézia Labidi-Maiza est coordinatrice du réseau Femmes croyantes pour la paix
Source : http://www.saphirnews.com/Porteurs-du-discours-de-la-haine-anti-musulmans-vous-etes-responsables-de-la-mort-de-Marwa_a10365.html
Suite à une campagne municipale très intense, je n'ai pas trouvé le temps d'écrire sur mon blog.
Pourtant ce ne sont pas les occasions qui ont manquées..
En effet, la campagne municipale, l'actualité chaude en Turquie, la conjoncture nationale sont des sujets parmis d'autres qui m'ont stimulé à écrire..
Je reviendrais sûrement sur ces sujets, mais avant cela je me consacre un temps de pause : pour souffler un peu..
Je pense que j'ai mérité de petites vacances..
Au plaisir de re-échanger...
Je vous souhaite à tous une bonne année 2008..
J'espère que la fin de l'année 2007 nous permettra de faire un bilan et que l'année 2008 nous motivera à prendre des résolutions sincères..
J'espère que cette année nous permettra de prendre conscience sur les différents problèmes lié à notre personne, à notre entourage, à notre travail, à notre environnement au sens le plus
général..
2008 sera meilleur que 2007 à condition que l'on se donne les moyens de le faire..
Notre avenir est entre nos mains...
En France, la liberté d'expression est un argument, reflet de l'effectivité de la démocratie, mis en avant inlassablement et qui fait notre fierté.
Cependant, dans ce même pays peut-on parler de tout et n'importe quoi? La vidéo que vous pouvez visionner va peut être vous étonner mais en tout cas vous fixer sur la vérité et la réalité.
On peut et on doit pouvoir parler sur tous les sujets mais cela ne nous donne pas le droit d'insulter une personne qui est différente de nous.
Les
pays de l'Union européenne se sont encore disputés vendredi soir sur la Turquie, un sujet récurrent de polémique, lors des travaux de préparation de la réunion lundi des ministres des Affaires
étrangères, selon plusieurs diplomates européens.
J'ai
suivi avec grand intérêt une émission hier soir sur France 3 intitulée "des hommes de coeur", réalisé par Morad Aït-Habbouche et Hervé Corbière. Même si elle était diffusé tard dans la nuit, j'ai
énormément apprécié son contenu.
L'émission portait sur la vie de deux cardiologues d'origine immigrée.
L'un Mohamed Ghannem, chef de service à la fondation Léopold-Bellan et responsable de l'unité de cardiologie interventionnelle à l'hôpital de Gonesse. Tunisien d'origine, il a obtenu son BAC dans
son pays puis est venu poursuivre ses études en France à la faculté de médecine. Aujourd'hui il est professeur et a derrière lui plus de 30 ans de service. Décoré de la légion d'honneur par Jean
Pierre Raffarin, Premier ministre de l'époque, en janvier 2005, aujourd'hui c'est un spécialiste reconnu. Son sourire permanent est le mirroir et la preuve de son grand coeur. Très
sympathique, modeste, il illumine son entourage avec son énergie positive. Enfin, sa reconnaissance à la France mais également son combat pour les jeunes d'aujourd'hui, pour qu'ils aient les
mêmes chances que lui, sont tout à son honneur. Sa spécialité consiste à déboucher les artères qui vont au coeur. Plus que cela, avec son hyperactivité, il arrive même à déboucher
les artères spirituelles des personnes qui ont des préjugés vis à vis des immigrés.
L'autre Salem Kacet, également professeur reconnu internationnalement, d'origine algérienne, est venu à l'age de 8 ans en France. Alors qu'il ne parlais pas du tout le français, il mise sur le
travail à l'école. Le succès, récompense de son travail, lui vient après être devenu pédiatre, puis cardiologue pour enfant puis cardiologue pour adulte. Il est aujourd'hui chef de service
Cardiologie A et Rythmologie au Centre Hospitalier Régional Universitaire de Lille. Il devient un moment maire-adjoint à la ville de Roubaix, puis se présente aux élections législatives, sous
l'emblème de l'UMP, mais sans succès. Mis à part sa très grande compétence, sa modestie et sa reconnaissanceà la France, ainsi que son rappel en toute fierté de son point de départ sont a
souligner. Enfin, son investissement pour les jeunes issus de l'immigration est à applaudir.
Ces deux cardiologues fonde ensemble l'amicale des médecins d'origine maghrébine en France. http://www.amomf.com/index.htm
Je salue l'initiative de France 3 a vouloir enfin changer le cap des émissions sur les étrangers. En effet, plutôt que de voir en boucle la situation des étrangers qui ont des difficultés
d'intégration, il faut également mettre en lumière ceux qui ont réussis, et Dieu sait qu'il y en a, pour fixer des objectifs et montrer aux communautés étrangères qu'ils peuvent également
réussir...
(à gauche Mohammed Ghannem et à droite Salem kacet)
pour voir quelques extraits :
Avec cette assurance tranquille des gens à qui la vie a toujours souri, Karim Boudjema s’apprête à livrer son premier combat politique. Choisi par l’UMP pour
mener la liste d’opposition aux municipales rennaises, ce chirurgien de renom a franchi le pas de l’engagement public sans passer par le militantisme partisan. Ni de droite ni de gauche ? Plutôt
un peu des deux...
Brillant parcours que celui de Karim Boudjema, l’enfant d’Algérie aujourd’hui mondialement reconnu comme l’inventeur de la greffe auxiliaire du foie. En l’évoquant, il ne joue ni les faux modestes pétris d’une humilité de façade, ni les auto-célébrants du génie de la réussite.
Au lendemain du discours de Nicolas Sarkozy, dans lequel le chef de l'Etat a qualifié le système colonial français en Algérie de "profondément injuste
[et] contraire aux trois mots fondateurs de notre République : liberté, égalité, fraternité", le ministre de l'intérieur algérien, Yazid Zerhouni, a estimé que ces déclarations allaient
"dans le bon sens" et constituaient "un progès" mais que "ce n'est pas assez quand nous plaçons ces paroles dans leur contexte".
"Je ne sais pas si les excuses sont nécessaires, mais utiles elles le seront toujours", a ajouté M. Zerhouni en marge de la visite que Nicolas Sarkozy doit effectuer, mardi, au site archéologique de Tipaza. Il a toutefois souligné que l'absence d'excuses "n'empêchera pas d'avoir une vision nouvelle [des] relations [entre les deux pays]". "En France comme en Algérie, nous sommes condamnés à croire à une amitié possible", a-t-il ajouté.
"C'est le travail de mémoire que je suis venu proposer au peuple algérien", a-t-il conclu, jugeant que des historiens algériens et français devaient enquêter "ensemble" sur l'histoire tourmentée des deux pays afin que "les générations à venir puissent, de chaque côté de la Méditerranée, jeter le même regard" sur ce passé.
Après avoir privilégié la
diplomatie, la Turquie a eu recours aux armes contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), samedi 1er décembre, en attaquant des bases des rebelles kurdes dans le nord de l'Irak.
L'état-major de l'armée turque évoque une opération ciblée d'envergure limitée. Des hélicoptères ont attaqué "à l'intérieur des frontières de l'Irak" un groupe "de 50 à 60
terroristes", leur infligeant de "lourdes pertes", précise l'armée.
"Si nécessaire, d'autres éléments de l'armée interviendront dans la région" , a ajouté l'état-major turc, samedi, faisant allusion à des troupes terrestres. L'incursion a toutefois été dementie par le PKK et par des dirigeants kurdes irakiens. "Il n'y a pas d'affrontement avec l'armée turque", a assuré un responsable anonyme du PKK à l'agence AFP. Une position également défendue par le porte-parole de Massoud Barzani, un dirigeant kurde irakien. L'armée américaine à Bagdad a indiqué de son côté ne disposer "d'absolument aucune information" sur une incursion.
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