A mon sens, en dépit de son passage obligé par cette voie (pour avancer dans sa démocratisation), cette période sera assez déterminante pour spéculer sur l'avenir de la Turquie.
Rappelons les faits : le Procureur général de la Cour de cassation turque a déposé un recours en vue de la fermeture du parti de la majorité (parti de la justice et du développement) dirigé par Recep Tayyip Erdogan.
En vérité ces scénarios ne sont pas nouveaux en Turquie, ils deviennent même quasiment cyclique.
Rappelons qu'en 1997, le Premier ministre de l'époque Necmettin Erbakan avait été contraint de démissionner suite à un coup d'Etat militaire que l'on a qualifié de post-moderne, doublé d'une demande du Procureur Vural Savas de fermeture du parti de la prospérité.
Encore pour rappel, après la fermeture du parti de la prospérité, il a été fondé le parti de la vertu. Celui-ci a également été interdit et a donné naissance à deux partis : celui du bonheur et celui de la justice et du développement (celui dont la fermeture est en question aujourd'hui).
La requête du Procureur est truffé d'erreur sur le plan juridique, comme par exemple l'accusation du Président de la République Abdullah Gül (qui faisait partie du mouvement d'Erdogan) qui est prévu par une procédure très particulière et ne pouvant se faire par une simple requête, elle se repose uniquement sur des articles de journaux qui ontrès souvent été démentis.
La requête est mince certes, mais en Turquie parfois ce n'est pas le fond qui est important mais l'objectif voulu et ceci montre qu'aujourd'hui la justice est politisé encore plus que jamais.
Le rapporteur de la Cour constitutionnelle qui a examiné préalablement la requête pour les sages a remis un rapport incluant les modalités du refus de la requête. Il constate que la requête peut être reconnu comme insuffisante.
Lundi, la Cour constituionnelle va se réunir pour une première fois sur le dossier. J'espérais beaucoup de cette Cour qui a perdu depuis longtemps sa légitimité qu'elle ai le courage de dire le droit et cesse d'être idéologique dans ses décisions mais j'ai très vite été déçus par l'affaire des 367 qui a empêché l'élection d'Abdullah Gül et imposé des élections législatives anticipées.
Aujourd'hui, sur onze personnes on peut au moins dire que 2 seront contre la requête (le Président et un membre) mais les 9 autres sages risque de statuer idéologiquement, créant ainsi une situation de kaos en Turquie.
Parallèlement, la Grande Assemblée Nationale de Turquie essaye, tant bien que mal, de modifier la Constitution et rendre plus difficile la fermeture des partis.
Enfin, à noter que l'inculpation de plusieurs hautes personnalités, comme par exemple l'ancien recteur de l'université d'istanbul, le président du parti communiste, un journaliste d'extrême gauche, accusés d'être impliqués dans une organisation appelé ERGENEKON, responsable de plusieurs crimes politiques en Turquie, avant la demande de fermeture du parti de la justice et du développement n'est pas un hasard du calendrier.
Certains journalistes pensent que l'affaire ERGENEKON va provoquer la mort prématuré d'Erdogan, ce dernier étant déterminé à les combattre. Pendant ce temps là, la Turquie ne cesse de perdre des milliards d'euros du fait de l'instabilité politique.
Ainsi deux choix se présente : soit ça passe et la Turquie aura fait un grand pas dans son chemin de démocratisation, soit ça casse et la Turquie repartira quelques décennies en arrière!!!
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Les
pays de l'Union européenne se sont encore disputés vendredi soir sur la Turquie, un sujet récurrent de polémique, lors des travaux de préparation de la réunion lundi des ministres des Affaires
étrangères, selon plusieurs diplomates européens.
J'ai
suivi avec grand intérêt une émission hier soir sur France 3 intitulée "des hommes de coeur", réalisé par Morad Aït-Habbouche et Hervé Corbière. Même si elle était diffusé tard dans la nuit, j'ai
énormément apprécié son contenu.
Avec cette assurance tranquille des gens à qui la vie a toujours souri, Karim Boudjema s’apprête à livrer son premier combat politique. Choisi par l’UMP pour
mener la liste d’opposition aux municipales rennaises, ce chirurgien de renom a franchi le pas de l’engagement public sans passer par le militantisme partisan. Ni de droite ni de gauche ? Plutôt
un peu des deux...
Au lendemain du discours de Nicolas Sarkozy, dans lequel le chef de l'Etat a qualifié le système colonial français en Algérie de "profondément injuste
[et] contraire aux trois mots fondateurs de notre République : liberté, égalité, fraternité", le ministre de l'intérieur algérien, Yazid Zerhouni, a estimé que ces déclarations allaient
"dans le bon sens" et constituaient "un progès" mais que "ce n'est pas assez quand nous plaçons ces paroles dans leur contexte".
Après avoir privilégié la
diplomatie, la Turquie a eu recours aux armes contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), samedi 1er décembre, en attaquant des bases des rebelles kurdes dans le nord de l'Irak.
L'état-major de l'armée turque évoque une opération ciblée d'envergure limitée. Des hélicoptères ont attaqué "à l'intérieur des frontières de l'Irak" un groupe "de 50 à 60
terroristes", leur infligeant de "lourdes pertes", précise l'armée.
vivant sur son territoire, et recherché par la Turquie.

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