Une autre lecture...
Samedi 29 mars 2008
La Turquie traverse actuellement une période difficile.

A mon sens, en dépit de son passage obligé par cette voie (pour avancer dans sa démocratisation), cette période sera assez déterminante pour spéculer sur l'avenir de la Turquie.

Rappelons les faits : le Procureur général de la Cour de cassation turque a déposé un recours en vue de la fermeture du parti de la majorité (parti de la justice et du développement) dirigé par Recep Tayyip Erdogan.

En vérité ces scénarios ne sont pas nouveaux en Turquie, ils deviennent même quasiment cyclique.

Rappelons qu'en 1997, le Premier ministre de l'époque Necmettin Erbakan avait été contraint de démissionner suite à un coup d'Etat militaire que l'on a qualifié de post-moderne, doublé d'une demande du Procureur Vural Savas de fermeture du parti de la prospérité.

Encore pour rappel, après la fermeture du parti de la prospérité, il a été fondé le parti de la vertu. Celui-ci a également été interdit et a donné naissance à deux partis : celui du bonheur et celui de la justice et du développement (celui dont la fermeture est en question aujourd'hui).

La requête du Procureur est truffé d'erreur sur le plan juridique, comme par exemple l'accusation du Président de la République Abdullah Gül (qui faisait partie du mouvement d'Erdogan) qui est prévu par une procédure très particulière et ne pouvant se faire par une simple requête, elle se repose uniquement sur des articles de journaux qui ontrès souvent été démentis.

La requête est mince certes, mais en Turquie parfois ce n'est pas le fond qui est important mais l'objectif voulu et ceci montre qu'aujourd'hui la justice est politisé encore plus que jamais.

Le rapporteur de la Cour constitutionnelle qui a examiné préalablement la requête pour les sages a remis un rapport incluant les modalités du refus de la requête. Il constate que la requête peut être reconnu comme insuffisante.

Lundi, la Cour constituionnelle va se réunir pour une première fois sur le dossier. J'espérais beaucoup de cette Cour qui a perdu depuis longtemps sa légitimité qu'elle ai le courage de dire le droit et cesse d'être idéologique dans ses décisions mais j'ai très vite été déçus par l'affaire des 367 qui a empêché l'élection d'Abdullah Gül et imposé des élections législatives anticipées.

Aujourd'hui, sur onze personnes on peut au moins dire que 2 seront contre la requête (le Président et un membre) mais les 9 autres sages risque de statuer idéologiquement, créant ainsi une situation de kaos en Turquie.

Parallèlement, la Grande Assemblée Nationale de Turquie essaye, tant bien que mal, de modifier la Constitution et rendre plus difficile la fermeture des partis.

Enfin, à noter que l'inculpation de plusieurs hautes personnalités, comme par exemple l'ancien recteur de l'université d'istanbul, le président du parti communiste, un journaliste d'extrême gauche, accusés d'être impliqués dans une organisation appelé ERGENEKON, responsable de plusieurs crimes politiques en Turquie, avant la demande de fermeture du parti de la justice et du développement n'est pas un hasard du calendrier.

Certains journalistes pensent que l'affaire ERGENEKON va provoquer la mort prématuré d'Erdogan, ce dernier étant déterminé à les combattre. Pendant ce temps là, la Turquie ne cesse de perdre des milliards d'euros du fait de l'instabilité politique.

Ainsi deux choix se présente : soit ça passe et la Turquie aura fait un grand pas dans son chemin de démocratisation, soit ça casse et la Turquie repartira quelques décennies en arrière!!!
Par Yilmaz Mehmet - Publié dans : TURQUIE
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Vendredi 21 mars 2008

Suite à une campagne municipale très intense, je n'ai pas trouvé le temps d'écrire sur mon blog.

Pourtant ce ne sont pas les occasions qui ont manquées..

En effet, la campagne municipale, l'actualité chaude en Turquie, la conjoncture nationale sont des sujets parmis d'autres qui m'ont stimulé à écrire..

Je reviendrais sûrement sur ces sujets, mais avant cela je me consacre un temps de pause : pour souffler un peu..

Je pense que j'ai mérité de petites vacances..

Au plaisir de re-échanger...

Par Yilmaz Mehmet
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Mardi 1 janvier 2008

bonne-ann--e.jpg



Je vous souhaite à tous une bonne année 2008..

J'espère que la fin de l'année 2007 nous permettra de faire un bilan et que l'année 2008 nous motivera à prendre des résolutions sincères..

J'espère que cette année nous permettra de prendre conscience sur les différents problèmes lié à notre personne, à notre entourage, à notre travail, à notre environnement au sens le plus général..

2008 sera meilleur que 2007 à condition que l'on se donne les moyens de le faire..

Notre avenir est entre nos mains...

Par Yilmaz Mehmet
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Mardi 18 décembre 2007

En France, la liberté d'expression est un argument, reflet de l'effectivité de la démocratie, mis en avant inlassablement et qui fait notre fierté.

Cependant, dans ce même pays peut-on parler de tout et n'importe quoi? La vidéo que vous pouvez visionner va peut être vous étonner mais en tout cas vous fixer sur la vérité et la réalité.

 





Je maintiens mon opinion : je suis pour la liberté de l'expression mais contre tous types d'insultes liées aux religions, aux races et aux différentes cultures. Je considère que toutes ces choses sont des provocations gratuites.

On peut et on doit pouvoir parler sur tous les sujets mais cela ne nous donne pas le droit d'insulter une personne qui est différente de nous.

Par Yilmaz Mehmet - Publié dans : France
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Samedi 8 décembre 2007

point-d-interrogation.jpg Les pays de l'Union européenne se sont encore disputés vendredi soir sur la Turquie, un sujet récurrent de polémique, lors des travaux de préparation de la réunion lundi des ministres des Affaires étrangères, selon plusieurs diplomates européens.

Les représentants des 27 essayaient de finaliser un texte résumant les progrès réalisés par les pays qui s'inscrivent dans la stratégie d'élargissement de l'UE - qu'ils soient déjà officiellement candidats à une adhésion comme la Turquie ou la Croatie, ou moins avancés comme la Serbie, la Bosnie-Herzégovine, la Macédoine ou l'Albanie.
Dans une première version du texte, le Portugal, président en exercice de l'UE, rappelait que cette stratégie avait pour objectif l'adhésion de ces pays à l'UE.
Mais pour la France - dont le président Nicolas Sarkozy estime que la Turquie n'a "pas sa place" dans l'UE - ce rappel était inacceptable, ont indiqué plusieurs sources diplomatiques.
Le Portugal est revenu avec un texte abandonnant cette référence. Mais cette fois c'est la Suède, particulièrement favorable à l'élargissement qui s'en est offensée, avec le soutien notamment des Britanniques.
A défaut de souligner l'objectif d'adhésion, la Suède souhaitait que le mot "adhésion" apparaisse via une référence aux "conférences d'adhésion" prévues avec la Turquie et la Croatie avant fin décembre.
Ces conférences, qui nécessitent l'accord unanime des 27, permettent l'ouverture progressive des 35 chapitres thématiques qui jalonnent le difficile processus d'adhésion.
Mais la France a refusé le terme de "conférence d'adhésion".
Sans vouloir bloquer l'ouverture prévue de deux nouveaux chapitres avec la Turquie d'ici fin décembre, elle a expliqué qu'elle n'accepterait que l'appellation "conférence intergouvernementale".
Dans les deux camps, on déplorait qu'une fois de plus une discussion autour de la Turquie ait tourné au bras-de-fer, tout en reprochant à l'autre d'en être responsable...
Une source diplomatique a cependant souligné que cette dispute était à replacer dans son contexte: la recherche d'un "équilibre" dans la préparation des textes qui seront soumis à l'approbation des dirigeants européens au sommet du 14 décembre à Bruxelles.
Les chefs d'Etat et de gouvernement devraient entre autres lancer un "groupe de réflexion" sur l'avenir de l'Europe à l'horizon 2020-2030, une idée avancée par M. Sarkozy qui voulait précisément qu'on y débatte d'une éventuelle entrée de la Turquie dans l'UE.
Devant les réserves de nombreux responsables européens, le mandat de ce groupe a été élargi, pour aborder non seulement l'avenir d'une région européenne "plus large" mais aussi le modèle économique européen, le réchauffement climatique ou la lutte anti-terroriste.
Vu le désaccord vendredi, le texte sur l'élargissement devrait être à nouveau débattu lundi par les ministres des Affaires étrangères.
Faute de compromis, l'ouverture des chapitres avec la Turquie, voire avec la Croatie, pourrait être repoussée à 2008.

Source : AFP
Par Yilmaz Mehmet - Publié dans : International
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Samedi 8 décembre 2007

J'ai suivi avec grand intérêt une émission hier soir sur France 3 intitulée "des hommes de coeur", réalisé par Morad Aït-Habbouche et Hervé Corbière. Même si elle était diffusé tard dans la nuit, j'ai énormément apprécié son contenu.

L'émission portait sur la vie de deux cardiologues d'origine immigrée. 

L'un Mohamed Ghannem, chef de service à la fondation Léopold-Bellan et responsable de l'unité de cardiologie interventionnelle à l'hôpital de Gonesse. Tunisien d'origine, il a obtenu son BAC dans son pays puis est venu poursuivre ses études en France à la faculté de médecine. Aujourd'hui il est professeur et a derrière lui plus de 30 ans de service. Décoré de la légion d'honneur par Jean Pierre Raffarin, Premier ministre de l'époque, en janvier 2005, aujourd'hui c'est un spécialiste reconnu. Son sourire permanent est le mirroir et la preuve de son grand coeur. Très sympathique, modeste, il illumine son entourage avec son énergie positive. Enfin, sa reconnaissance à la France mais également son combat pour les jeunes d'aujourd'hui, pour qu'ils aient les mêmes chances que lui, sont tout à son honneur. Sa spécialité consiste à déboucher les artères qui vont au coeur. Plus que cela, avec son hyperactivité, il arrive même à déboucher les artères spirituelles des personnes qui ont des préjugés vis à vis des immigrés. 

L'autre Salem Kacet, également professeur reconnu internationnalement, d'origine algérienne, est venu à l'age de 8 ans en France. Alors qu'il ne parlais pas du tout le français, il mise sur le travail à l'école. Le succès, récompense de son travail, lui vient après être devenu pédiatre, puis cardiologue pour enfant puis cardiologue pour adulte. Il est aujourd'hui chef de service Cardiologie A et Rythmologie au Centre Hospitalier Régional Universitaire de Lille. Il devient un moment maire-adjoint à la ville de Roubaix, puis se présente aux élections législatives, sous l'emblème de l'UMP, mais sans succès. Mis à part sa très grande compétence, sa modestie et sa reconnaissanceà la France, ainsi que son rappel en toute fierté de son point de départ sont a souligner. Enfin, son investissement pour les jeunes issus de l'immigration est à applaudir.

Ces deux cardiologues fonde ensemble l'amicale des médecins d'origine maghrébine en France. http://www.amomf.com/index.htm

Je salue l'initiative de France 3 a vouloir enfin changer le cap des émissions sur les étrangers. En effet, plutôt que de voir en boucle la situation des étrangers qui ont des difficultés d'intégration, il faut également mettre en lumière ceux qui ont réussis, et Dieu sait qu'il y en a, pour fixer des objectifs et montrer aux communautés étrangères qu'ils peuvent également réussir...

(à gauche Mohammed Ghannem et à droite Salem kacet)

 

pour voir quelques extraits : 
http://programmes.france3.fr/documentaires/index-fr.php?id_article=73&page=documentaires-archives-articles-detailles3
Par Yilmaz Mehmet - Publié dans : France
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Mardi 4 décembre 2007

karim-boudjema.jpg Avec cette assurance tranquille des gens à qui la vie a toujours souri, Karim Boudjema s’apprête à livrer son premier combat politique. Choisi par l’UMP pour mener la liste d’opposition aux municipales rennaises, ce chirurgien de renom a franchi le pas de l’engagement public sans passer par le militantisme partisan. Ni de droite ni de gauche ? Plutôt un peu des deux...

Brillant parcours que celui de Karim Boudjema, l’enfant d’Algérie aujourd’hui mondialement reconnu comme l’inventeur de la greffe auxiliaire du foie. En l’évoquant, il ne joue ni les faux modestes pétris d’une humilité de façade, ni les auto-célébrants du génie de la réussite.

S’il laisse parfois transparaître sa grande fierté d’avoir su jalonner de succès un itinéraire peu commun, il en partage toujours le mérite avec ceux qui l’ont poussé devant eux ou emmené dans leur sillage.
«J’ai eu la chance de rencontrer sur mon chemin des hommes qui m’ont fait avancer, humainement et intellectuellement », lance-t-il.
L’enfant de Didjelli
D’abord, la famille. « Je suis né ans la petite ville de Didjelli, le port de commerce du liège », raconte-t-il. «Mon grand-père, ouvrier dans une petite fabrique de bouchons, avait gravi les échelons pour devenir responsable de l’export ».
Rien ne prédisposait ses enfants à suivre des études supérieures, un privilège rare dans l’Algérie des années 40.
Pourtant Hadid, le petit dernier d’une fratrie de dix, va y parvenir. "Mon père était bon élève. Il a été remarqué par son instituteur qui a tout fait pour qu’il poursuive ses études ». Il part à Paris en faculté de médecine et c’est là, à l’université, qu’il fera la connaissance d’une jeune Française, étudiante en pharmacie, qui deviendra son épouse.
Diplômes en poche, tous deux s’installent à Constantine où ils exerceront chacun leur métier, elle pharmacien et lui généraliste.
Leurs garçons reproduiront le modèle : tous trois sont partis étudier en France, tous trois sont aujourd’hui médecins. Mais aucun n’est revenu exercer en Algérie.
C’était pourtant le projet de Karim.
«J’ai choisi de faire mon internat de chirurgie à Strasbourg, parce que l’université est jumelée avec la faculté de médecine de Constantine>, se souvient-il. « Mais la vie en a décidé autrement : j’ai rencontré mon épouse à Paris. Devant la fac, comme mon père ».
L’homme des greffes auxiliaires
Au CHU de Strasbourg, le jeune chirurgien est emporté dans le tourbillon d’une spécialité en pleine révolution, celle des greffes d’organes.
«J’ai vécu intensément ces années fabuleuses : je passais ma vie à l’hôpital, il fallait avancer, encaisser les échecs cuisants, des successions d’échecs jusqu’à ce jour extraordinaire où ça a marché ".
C’était en 1993. Karim Boudjema tentait une opération inédite sur une enfant de quatre ans atteinte d’une hépatite virale. La petite s’en est sortie : son sauveur venait d’inventer la greffe auxiliaire du foie. « Elle consiste à greffer la moitié d’un foie sain sur une partie du foie du malade, qui elle-même redevient saine au bout de quelques mois », explique le praticien.
«On enlève ensuite la partie greffée, et l’organe se reconstitue ». Cette première mondiale vaut à Karim Boudjema de publier son expérience dans The Lancet, la revue scientifique de référence dans le monde médical. Devenu une sommité internationale, il enchaîne les conférences à travers le monde, où les plus prestigieux établissements s’arrachent « l’homme des greffes auxiliaires ».
Les hommes, la ville et l’opportunité…
À la faveur d’une conférence à Rennes, Karim Boudjema rencontre l’équipe de chirurgie du CHU de Pontchaillou. Le courant passe, et le chef de service lui propose de venir en Bretagne comme adjoint et futur successeur.
Il aime la Bretagne, la ville lui plaît, les hommes aussi, et l’opportunité le tente. «À Strasbourg, il aurait fallu que j’attende des années avant qu’un tel poste soit libéré par les départs à la retraite de mes aînés », commente-t-il.
« En France, c’est comme ça que ça se passe, et c’est la meilleure façon de s’assoupir. On n’apprend qu’en se remettant en question ».
Depuis son arrivée voici neuf ans, Pontchaillou est devenu l’un des tout premiers centres de transplantation de France. Il vient de franchir, cette année, le cap de la millième greffe du foie.
C’est aussi l’année où le professeur Boudjema décide de donner une nouvelle orientation à sa vie, alors qu’il est désormais pleinement Rennais et passionnément Breton.
La gloire et le champignon
Là aussi, la greffe a pris, et le chirurgien a ajouté la reconnaissance publique à la renommée scientifique : en 1997, il sauve un Carhaisien intoxiqué par des amanites phalloïdes et se trouve propulsé au rang de célébrité régionale. C’est la popularité, les honneurs de la presse, les réceptions officielles, le palmarès des hommes qui comptent, une nouvelle vie sociale. Oui, il l’avoue, il y prend goût.
Pour l’orgueil et la gloire ? Peut-être. Mais surtout pour la découverte d’un monde qu’il ne connaissait pas : celui des gens en bonne santé. « J’avais vécu toute ma vie dans un univers de malades où règnent la souffrance et la mort, où l’on vit avec la mort des autres qui renvoie sans cesse à la sienne…
On rentre chez soi avec des soucis, on dort en y pensant, et on se réveille en se demandant : "Comment va-t-il ?" Il faut s’interroger tout le temps pour ne pas se blinder, pour trouver les réponses de l’apaisement. J’adore mon métier, mais j’envisage aujourd’hui de lever le pied sans pour autant y renoncer. Mon expérience clinique me permet de travailler très vite et j’ai plus de disponibilité que jamais, même si je veux garder l’enseignement et une journée chaque semaine pour les relations avec les malades ».
L’anti-camp
L’année de ses cinquante ans sera celle des questions, mais aussi des réponses. L’élection présidentielle l’intéresse, parce que la personnalité de Nicolas Sarkozy lui plaît et que son programme lui convient.
Est-il, pour autant, de droite ? Il répond clairement non. Bien sûr, il a sympathisé avec Loïck Le Brun, le leader UMP (ex-UDF) de l’opposition municipale. Mais il a aussi beaucoup apprécié Jean-Louis Tourenne, le président socialiste du conseil général. « J’aurais pris plaisir à travailler avec l’un et l’autre, mais ce n’était sans doute pas le moment».
Est-il centriste ? Il le revendiquerait volontiers s’il ne s’agissait pas de choisir un camp : la politique s’intéresse pour l’action, pas pour le combat. Peut-être parce qu’il en a trop souffert lorsqu’il était enfant, en 1962 en Algérie, lorsque les parents étaient la cible d’attentats des deux camps, de l’OAS comme du FLN. « Ce n’était pas facile pour un couple mixte dans ces moments de guerre. Ils soignaient les uns et les autres… »
L’existence ou l’action
Alors, quand Pierre Méhaignerie l’a sollicité pour mener la liste rennaise, lui qui n’était membre d’aucun parti et qui ne veut en
aucun cas le devenir, il s’est assez bien retrouvé dans un projet qu’il qualifie de «modéré et ouvert, à l’image de Rennes et des Bretons". Parce qu’il n’est pas d’un camp et n’est l’ennemi de personne,
il veut réussir à fédérer sur son nom et sa liste en réalisant une large ouverture vers les Rennais modérés, de gauche et de droite.
Et si possible avec le MoDem dont il se sent si proche, avec ses "valeurs morales de gauche » et sa volonté très sarkozyenne de changer les choses en gommant les blocages de la société.
Y croit-il ? « C’est un peu difficile de se frotter aux états-majors des partis politiques », reconnaît-il dans un sourire désabusé en regrettant " les ambitions d’exister », difficiles à concilier avec l’esprit d’ouverture et la volonté d’agir.


source : Le télégramme
Par Yilmaz Mehmet - Publié dans : France
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Mardi 4 décembre 2007

france-alg--rie.jpg Au lendemain du discours de Nicolas Sarkozy, dans lequel le chef de l'Etat a qualifié le système colonial français en Algérie de "profondément injuste [et] contraire aux trois mots fondateurs de notre République : liberté, égalité, fraternité", le ministre de l'intérieur algérien, Yazid Zerhouni, a estimé que ces déclarations allaient "dans le bon sens" et constituaient "un progès" mais que "ce n'est pas assez quand nous plaçons ces paroles dans leur contexte".
 

"Je ne sais pas si les excuses sont nécessaires, mais utiles elles le seront toujours", a ajouté M. Zerhouni en marge de la visite que Nicolas Sarkozy doit effectuer, mardi, au site archéologique de Tipaza. Il a toutefois souligné que l'absence d'excuses "n'empêchera pas d'avoir une vision nouvelle [des] relations [entre les deux pays]". "En France comme en Algérie, nous sommes condamnés à croire à une amitié possible", a-t-il ajouté.

 
 
Lors de son arrivée pour une visite d'Etat de trois jours, lundi, M. Sarkozy s'était dit "convaincu (...) que pour bâtir un avenir meilleur, on doit au contraire regarder le passé en face". S'il a dit vouloir honorer "toutes les victimes" de la guerre d'indépendance algérienne (1954-1962) et a reconnu que "des crimes terribles ont été commis", il s'est refusé à les qualifier de "crimes de guerre" ou de "crimes contre l'humanité" alors que la polémique sur le passé colonial de la France se poursuit en Algérie.
 

"C'est le travail de mémoire que je suis venu proposer au peuple algérien"a-t-il conclu, jugeant que des historiens algériens et français devaient enquêter "ensemble" sur l'histoire tourmentée des deux pays afin que "les générations à venir puissent, de chaque côté de la Méditerranée, jeter le même regard" sur ce passé.

source : le monde
Par Yilmaz Mehmet - Publié dans : France
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Dimanche 2 décembre 2007

askerler.jpg Après avoir privilégié la diplomatie, la Turquie a eu recours aux armes contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), samedi 1er décembre, en attaquant des bases des rebelles kurdes dans le nord de l'Irak. L'état-major de l'armée turque évoque une opération ciblée d'envergure limitée. Des hélicoptères ont attaqué "à l'intérieur des frontières de l'Irak" un groupe "de 50 à 60 terroristes", leur infligeant de "lourdes pertes", précise l'armée.

"Si nécessaire, d'autres éléments de l'armée interviendront dans la région" , a ajouté l'état-major turc, samedi, faisant allusion à des troupes terrestres. L'incursion a toutefois été dementie par le PKK et par des dirigeants kurdes irakiens. "Il n'y a pas d'affrontement avec l'armée turque", a assuré un responsable anonyme du PKK à l'agence AFP. Une position également défendue par le porte-parole de Massoud Barzani, un dirigeant kurde irakien. L'armée américaine à Bagdad a indiqué de son côté ne disposer "d'absolument aucune information" sur une incursion.

 
LES FORCES SPÉCIALES TURQUES SUR LE TERRITOIRE IRAKIEN
Cette opération militaire, qualifiée de "puissante" par l'état-major, a eu lieu au sud-est de la province turque de Hakkari, près de la frontière. Elle intervient au lendemain d'un discours dans lequel le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, affirmait avoir autorisé l'armée à réaliser des opérations militaires transfrontalières sans avoir à obtenir de nouvelles autorisations des dirigeants politiques. "Nous allons désormais observer et suivre le déroulement des événements", avait-t-il déclaré.
Selon un responsable militaire cité par Reuters, une centaine de membres des forces spéciales turcs ont également participé à cette opération, avant de regagner le territoire turc. La chaîne de télévision NTV croit pour sa part savoir que l'armée a utilisé des hélicoptères et des pièces d'artillerie pour mener sa première incursion en territoire étranger depuis de nombreuses années. 
OPÉRATIONS MILITAIRES SANS AUTORISATIONS POLITIQUES
Depuis que le Parlement turc a autorisé, en octobre, le gouvernement à procéder à des incursions armées dans le nord de l'Irak contre les bases du PKK, Washington, Bruxelles et Bagdad tentent d'éviter une intervention militaire qui pourrait déstabiliser le Kurdistan irakien. Le gouvernement irakien, ainsi que les autorités régionales kurdes, ont notamment promis de surveiller les mouvements du PKK sur leur territoire.
De plus, un mécanisme de coordination militaire entre la Turquie, les Etats-Unis et le commandement central américain pour lutter contre le PKK a été lancé au début du mois de novembre. Ankara dispose d'un contingent de 515 000 hommes, dont 100 000 sont toujours massés sur les 380 kilomètres de la frontière irakienne.

Source :  Le monde
Par Yilmaz Mehmet - Publié dans : TURQUIE
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Jeudi 29 novembre 2007

L'Allemagne vient d'extrader deux chefs de files du PKK qui faisaient l'objet d'un bulletin rouge (avis de recherche par interpol), turkiye-almanya.jpg vivant sur son territoire, et recherché par la Turquie.

Ce geste est l'un des premiers acte concret de la part d'un pays européen à vouloir enfin coopérer avec la Turquie dans cette matière.

Cela montre également que l'Allemagne a confiance en la justice turque et approuve de facto les améliorations des conditions de justice en Turquie.

Le Premier ministre français François Fillon a également laissé entendre, lors de la visite du Président de la République Abdullah Gül à Paris, que la France contribuera en prenant des mesures pour éviter les erreurs commises dans le passé, notamment la fuite de responsables du PKK qui avaient été remis en liberté conditionnelle alors qu'ils faisaient l'objet d'une demande d'extradition par la Turquie.

On attend de voir maintenant les actions concrétes et que la France suive l'exemple de l'Allemagne...

Par Yilmaz Mehmet - Publié dans : TURQUIE
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  • : Ce blog a pour objectif de proposer une réflexion alternative sur différents sujets touchant l'actualité. De plus, il servira a recueillir des opinions différentes pour faire vivre le débat intellectuel. Enfin, son dernier but sera de promouvoir le dialogue et le respect quelquesoit le caractère de nos différences...
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